Régler sa chaise de bureau en 5 minutes
La plupart des sièges de bureau sont utilisés tels qu’ils sont sortis du carton. Cinq minutes de réglage changent davantage que la majorité des accessoires qu’on achète ensuite. Voici l’ordre à suivre, et il compte.
Pourquoi l’ordre compte
Chaque réglage dépend du précédent. Régler les accoudoirs avant la hauteur du siège oblige à tout refaire. On part donc du sol et on remonte.
1. La hauteur du siège
Debout devant la chaise, réglez l’assise à hauteur du pli du genou. Asseyez-vous : les pieds doivent être à plat au sol et les genoux à peu près à la hauteur des hanches, ou très légèrement plus bas.
Si les pieds pendent, baissez encore. Si le bureau devient alors trop haut, remontez le siège et ajoutez un repose-pieds, même improvisé. Genoux plus hauts que les hanches, le bassin bascule automatiquement vers l’arrière et le bas du dos s’arrondit.
2. La profondeur d’assise
Calez-vous contre le dossier. Il doit rester deux à trois doigts entre le bord avant de l’assise et le creux du genou. Trop profond, le bord comprime l’arrière des cuisses ; trop court, les cuisses ne sont plus soutenues.
Beaucoup de sièges d’entrée de gamme n’offrent pas ce réglage. Dans ce cas, un coussin de dossier permet d’avancer artificiellement la position assise.
3. Le dossier et le soutien lombaire
Le renflement du dossier doit se placer dans le creux du bas du dos, pas au-dessus ni sous la ceinture. Si le dossier est plat, c’est là qu’un soutien lombaire trouve son utilité.
Débloquez l’inclinaison si votre siège le permet : un dossier libre suit vos changements de position au lieu de les empêcher. Le fait de pouvoir bouger vaut mieux qu’un maintien parfaitement rigide.
4. Les accoudoirs
Réglez-les pour que les épaules restent basses et relâchées, coudes à environ quatre-vingt-dix degrés. Trop hauts, ils remontent les épaules toute la journée ; trop bas, on s’affaisse d’un côté pour les atteindre.
S’ils empêchent d’approcher le siège du bureau, descendez-les complètement ou retirez-les. Un accoudoir qui éloigne du plan de travail fait plus de mal que de bien.
5. L’écran et le clavier
Le haut de l’écran à hauteur des yeux, à environ une longueur de bras. Sur un ordinateur portable, cela suppose un support et un clavier séparé : sans cela, l’un des deux sera toujours mal placé.
Le clavier assez près pour que les coudes restent le long du corps. Les avant-bras vont vers l’écran, pas les épaules vers le clavier.
6. L’assise elle-même
Dernier point, et le plus souvent oublié : la surface sur laquelle tout repose. Une mousse tassée par les années annule les cinq réglages précédents, parce qu’on s’enfonce et que le bassin repart en arrière. Un coussin d’assise corrige ce point précis, pour le prix d’un repas plutôt que celui d’un siège neuf.
Le réglage qu’aucune chaise ne remplace
Une fois tout réglé, il reste le principal : se lever régulièrement. Aucune position ne tient huit heures, même la bonne.