Rester assis toute la journée : ce que ça change vraiment pour le dos
On imagine volontiers que le dos s’abîme en soulevant des charges. Dans la vie de bureau, le scénario est plus discret : rien ne se passe brutalement, et pourtant on se relève raide à dix-huit heures. Ce n’est pas la position assise qui pose problème, c’est le fait de la tenir sans bouger.
Assis, la charge ne disparaît pas, elle se déplace
Debout, votre poids descend par les jambes jusqu’au sol, et la colonne travaille avec la gravité. Dès que vous vous asseyez, ce trajet est coupé : la charge s’arrête au bassin. Elle passe alors par une surface très réduite, celle des deux ischions, ces os que l’on sent sous les fesses sur une chaise dure, et par le bas du sacrum lorsque le bassin bascule vers l’arrière.
Quelques centimètres carrés reçoivent ce que deux jambes portaient. Ce n’est pas une anomalie, c’est de la mécanique. Le problème apparaît quand cette situation dure des heures, tous les jours.
Le vrai facteur n’est pas la posture, c’est l’immobilité
On cherche souvent « la bonne position ». C’est une piste décevante, parce qu’aucune position n’est bonne pendant huit heures. Même parfaitement réglée, une posture tenue trop longtemps concentre les appuis toujours au même endroit et laisse les muscles posturaux travailler en continu sans jamais relâcher.
Ce qui change les choses, c’est la variation. Se lever, changer d’angle, croiser puis décroiser les jambes, avancer sur l’assise, repartir contre le dossier. Un dos qui bouge un peu toutes les demi-heures se porte mieux qu’un dos parfaitement aligné et figé.
Trois zones encaissent, dans cet ordre
1. L’assise
C’est elle qui porte le poids. Une assise dure, plate ou creusée par l’usage concentre la charge au lieu de la répartir. C’est la première zone à traiter, et de loin la plus rentable : tout ce qui se passe au-dessus dépend de ce qui se passe là.
2. Le bas du dos
Quand le bassin bascule en arrière, le creux lombaire s’efface et le dos s’arrondit. Sur beaucoup de sièges, ce creux reste dans le vide parce que le dossier est plat. C’est le rôle d’un soutien lombaire de combler cet espace.
3. Les épaules
Elles rentrent vers l’avant en fin de journée, en général par habitude et par fatigue plus que par défaut de matériel. C’est la dernière zone à traiter, pas la première.
Ce qui aide, par ordre d’efficacité
- Se lever quelques minutes toutes les heures. C’est le seul réglage qui fonctionne à tous les coups, et il est gratuit.
- Poser les deux pieds à plat, genoux à peu près à la hauteur des hanches. Si les pieds pendent, un repose-pieds ou une pile de livres suffit.
- Remonter l’écran à hauteur des yeux plutôt que de descendre la tête vers lui.
- Corriger l’assise si elle est dure ou affaissée, avant d’acheter quoi que ce soit pour le dossier.
- Changer de position régulièrement au lieu de chercher la position parfaite et de la tenir.
Où se situe un coussin dans tout ça
Un coussin d’assise ne remplace aucun des points ci-dessus. Il agit sur un seul paramètre, mais un paramètre qui compte : la manière dont le poids se répartit sous le bassin. Une surface galbée en mousse à mémoire de forme élargit la surface de contact, et une découpe à l’arrière retire l’appui sous le coccyx pour le reporter sur les côtés.
C’est le principe du coussin d’assise DosZenn. Il rend les heures immobiles moins coûteuses. Il ne les remplace pas par de la marche.
Pour aller plus loin sur l’ordre dans lequel traiter les trois zones, voir Le dos assis.